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Radio Madrid

Merci àpour sa voix limpide, juste, et magnifique !

[audio:http://www.maxizone.fr/wp-content/uploads/2009/10/Radio-Madrid.mp3]

…radio española…

Aeropuerto Madrid Barajas

… las doce y cero cero, embarque por la puerta de cinquenta y seis, hagan dos filas por favor…

ta… ta…

ta… ta…

Ca y est on s’est quitté, trouve la voie qui te plait.

J’n’ai rien à t’repprocher, parfaite tu as été.

Mais maintenant ou aller, et par ou commencer

J’n’ai rien à regretter, tout c’qui est fait est fait.

Continuellement avancer, jamais se retourner.

ta… ta…

ta… ta…

Ca y est on s’est quitté, trouve la voie qui te plait.

J’n’ai rien à t’repprocher, parfaite tu as été.

Mais maintenant ou aller, et par ou commencer

J’n’ai rien à regretter, tout c’qui est fait est fait.

Continuellement avancer, jamais se retourner.

ta… ta…

ta… ta…

…radio española…

Aeropuerto Madrid Brajas

… las doce y cero cero, embarque por la puerta de cinquenta y seis, hagan dos filas por favor…

Max

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J’arrive où je suis étranger

Une magnifique poésie de Louis Aragon, mise en musique assez sobrement.


Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière
D’où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu’importe et qu’importe hier
Le cœur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l’enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C’est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne
Mais l’enfant qu’est-il devenu
Je me regarde et je m’étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus

Peu à peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d’antan
Tomber la poussière du temps


[C’est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C’est comme une eau froide qui monte
C’est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu’on corroie]

C’est long d’être un homme une chose
C’est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux

O mer amère, ô mer profonde
Quelle est l’heure de tes marées
Combien faut-il d’années-secondes
A l’homme pour l’homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées

Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger

Louis Aragon

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Dans l’eau de la claire fontaine

[audio:http://www.maxizone.fr/wp-content/uploads/2009/10/09-Dans-l-eau-de-la-claire-fontaine-Max.mp3]
Dans l’eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues

En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d’aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d’oranger

Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n’était pas bien grosse
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu’une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre
Qu’ell’ fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l’ingénue
Car, à la fontaine souvent
Ell’ s’alla baigner toute nue
En priant Dieu qu’il fit du vent
Qu’il fit du vent…

Georges Brassens

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Waiting in vain

Paroles extraites de la chanson de Bob Marley « Waiting in vain » (Exodus – 1977)

[audio:http://www.maxizone.fr/wp-content/uploads/2009/10/06-Waiting-in-vain-Max.mp3]
I dont wanna wait in vain for your love;
I dont wanna wait in vain for your love.
From the very first time I rest my eyes on you, girl,
My heart says follow trough.
But I know, now, that Im way down on your line,
But the waitin feel is fine:
So dont treat me like a puppet on a string,
cause I know I have to do my thing.
Dont talk to me as if you think Im dumb;
I wanna know when youre gonna come – soon.
I dont wanna wait in vain for your love;
I dont wanna wait in vain for your love;
I dont wanna wait in vain for your love,
cause if summer is here,
Im still waiting there;
Winter is here,
And Im still waiting there.


Like I said:
Its been three years since Im knockin on your door,
And I still can knock some more:
Ooh girl, ooh girl, is it feasible?
I wanna know now, for I to knock some more.
Ya see, in life I know theres lots of grief,
But your love is my relief:
Tears in my eyes burn – tears in my eyes burn
While Im waiting – while Im waiting for my turn,
See!


I dont wanna wait in vain for your love;
I dont wanna wait in vain for your love, oh!
I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna –
I dont wanna wait in vain.
I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna –
I dont wanna wait in vain.
No, I dont wanna (I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna –
I dont wanna – I dont wanna wait in vain) –
No I – no I (I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna – I dont
Wanna – I dont wanna wait in vain) –
No, no-no, i, no, I (I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna –
I dont wanna – I dont wanna wait in vain) –
Its your love that Im waiting on (I dont wanna – I dont wanna –
I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna wait in vain);
Its me love that youre running from.
Its jah love that Im waiting on (I dont wanna – I dont wanna –
I dont wanna – I dont wanna – I dont wanna wait in vain);
Its me love that youre running from.

Bob Marley

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Le Soleil

Piano, Violon et voix : David Orduz Perez

A Myriam, y su cabello espiralado.

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La question fondamentale, c’est le soleil,
Parce que le soleil, c’est toi !



Tu Myriam y tus caderas locas,
ta hanche folle et sans pareille
qui nous ennivre à chaque fois



Le tapis soyeux de tes cheveux,
cabello espiralado que nos lleva al cielo una vez mas;
partir avec ton visage plein de joie.
Y pensar en tu sonrisa trasparente como el cielo
no te olvidaremos tan facilemente



Parce que ta marque en nous est profonde,
y no se ira tan facil, ni con viento ni con agua
parcequ’elle est plus resistante qu’un diamant Inca.



Incapaces seremos de mantener tu recuerdo con tristeza,
dans notre tete tu seras et toujours tu nous manqueras.



La question fondamentale, c’est le soleil,
Parce que le soleil, c’est toi !



La question fondamentale, c’est le soleil,
Parce que le soleil, c’est toi !



La question fondamentale, c’est le soleil,
Parce que le soleil, c’est toi !



ni con viento ni agua…

ni con viento…

ni con viento ni agua…



David y Max

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Jeune ménage

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La chambre est ouverte au ciel bleu-turquin ;
Pas de place : des coffrets et des huches !
Dehors le mur est plein d’aristoloches
Où vibrent les gencives des lutins.

Que ce sont bien intrigues de génies
Cette dépense et ces désordres vains !
C’est la fée africaine qui fournit
La mûre, et les résilles dans les coins.

Plusieurs entrent, marraines mécontentes,
En pans de lumière dans les buffets,
Puis y restent ! Le ménage s’absente
Peu sérieusement, et rien ne se fait.

Le marié a le vent qui le floue
Pendant son absence, ici, tout le temps.
Même des esprits des eaux, malfaisants
Entrent vaguer aux sphères de l’alcôve.

La nuit, l’amie oh ! la lune de miel
Cueillera leur sourire et remplira
De mille bandeaux de cuivre le ciel.
Puis ils auront affaire au malin rat.

– S’il n’arrive pas un feu follet blême,
Comme un coup de fusil, après des vêpres.
– 0 spectres saints et blancs de Bethléem,
Charmez plutôt le bleu de leur fenêtre !

Charles Baudelaire – 27 juin 1872

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Gabriela

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Paroles extraites de la chanson de Bob Marley « Coming in from the cold » (Uprising – 1980)

Would you let the system make you kill your brotherman?
No, no ! No, Dread, no!
Would you make the system make you kill your brotherman?
No, no ! No, Dread, no!
Would you make the system get on top of your head again?
No, no ! No, Dread, no!

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Déjeuner du matin

[mp3-jplayer tracks= »Déjeuner du matin@02-Dejeuner-du-matin.mp3″]

Il a mis le café
Dans la tasse

Il a mis le lait
Dans la tasse de café

Il a mis le sucre
Dans le café au lait

Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler

Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée

Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder

Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait

Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder

Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré

Jacques Prévert

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Une jolie fleur

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Jamais sur terre il n’y eut d’amoureux
Plus aveugles que moi dans tous les âges
Mais faut dir’ qu’ je m’étais creuvé les yeux
En regardant de trop près son corsage

Un’ jolie fleur dans une peau d’vache
Un’ jolie vach’ déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn’ par le bout du cœur

Le ciel l’avait pourvue des mille appas
Qui vous font prendre feu dès qu’on y touche
L’en avait tant que je ne savais pas
Ne savais plus où donner de la bouche

Un’ jolie fleur dans une peau d’vache
Un’ jolie vach’ déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn’ par le bout du cœur

Ell’ n’avait pas de tête, ell’ n’avait pas
L’esprit beaucoup plus grand qu’un dé à coudre
Mais pour l’amour on ne demande pas
Aux filles d’avoir inventé la poudre

Un’ jolie fleur dans une peau d’vache
Un’ jolie vach’ déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn’ par le bout du cœur

Puis un jour elle a pris la clef des champs
En me laissant à l’âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean
N’ont pas pu me guérir de cette peste

J’ lui en ai bien voulu, mais à présent
J’ai plus d’rancune et mon cœur lui pardonne
D’avoir mis mon cœur à feu et à sang
Pour qu’il ne puisse plus servir à personne

Un’ jolie fleur dans une peau d’vache
Un’ jolie vach’ déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn’ par le bout du cœur

Georges Brassens

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Le Jardin

[mp3-jplayer tracks= »Le-jardin.mp3″]
Des milliers et des milliers d’années
Ne sauraient suffire
Pour dire la petite seconde d’éternité
Où tu m’as embrassé
Où je t’ai embrassée
Un matin dans la lumière de l’hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.

Jacques Prévert